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TOPOS: AMOUR_F_DÉLIVRER_PRISONNIER_H
OCCURRENCE: 305602 accreditee
CONTEXTE: Floripas, la fille de l’amirant, sort en cachette les barons français des prisons de son père. Elle le fait par amour pour Gui de Bourgogne pour qui elle leur avoue son amour.
COTEXTE ET CITATION: Quant tant ot Floripas à nos barons parlé
Son canberlenc apele, Marmucet de Goré :
«Baille moi une corde fort et grant à plenté
--«Dame, dist Marmucès, à vostre volenté.»

No baron ont la corde et le baston trouvé;
Olivier tout premier ont sus encevalé,
Tant a li cambrelens et la dame tiré
K'Olivier en ont trait par vive poesté.
Puis ont l'un avant l'autre bielement fors jeté.

«Signeur», dist Floripas,« or dirai mon pensé».
«.I. chevalier de France ai lontans enamé
«Guis a nom de Borgoigne, moult i a bel armé;
«Parens est Karlemaine et Rollant l’aduré.

Après avoir longuement parlé à nos barons, Floripas appelle son chambellan, Marmucet de Goré. «Appporte-moi une corde solide et bien grande». --«Dame. dit Marmucet, «à vos ordres».

Nos barons ont trouvé la corde et le bâton (de traverse); Olivier, le premier, s'est mis à cheval dessus. Le chambellan et la dame ont tant tiré qu'ils l'ont retiré (de la prison) grâce à leur puissants efforts. Puis ils les ont sorti dehors les uns après les autres (les uns venant avant les autres).

«Seigneurs», dit Floripas, «je vous dirai ce que je pense. J’aime depuis longtemps un chevalier de France. Il s’appelle Gui de Bourgogne et il porte bien ses armes. Il est parent de Charlemagne et du vaillant Roland
NOTES: P. 65, vers 2131-2133 et vers 2138-2142; p.68, vers 2236-2239.
SOURCE: Anonyme, Fierabras. Paris: F. Didot, 1879.Edition de Gaston Raynaud
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