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DÉCRIRE_REPAS_COURTOIS
PHRASE:Le narrateur décrit un repas en contexte courtois
OCCURRENCE: 306113 accreditee
CONTEXTE: Récit de la cérémonie du couronnement d’Arthur et de la reine. L’accent est sur l’abondance de la nourriture, mais les mets eux-mêmes ne sont pas mentionnés.
COTEXTE ET CITATION: E de mangiers riche servise
E de beivres de mainte guise
Ne puis tut ne ne sai numer,
Ne les richesces acunter.
NOTES: T. II, v. 10489-10492.
SOURCE: Wace, Roman de Brut. Ivor Arnold/S.A.T.F.: Paris, 1938.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306114 accreditee
CONTEXTE: L’amie de Raguidel offre l’hospitalité aux chevaliers dans son château. Conformément aux règles du récit courtois, le narrateur s’attache à l’abondance de ce qui est servi, mais non aux mets eux-mêmes.
COTEXTE ET CITATION: Des vins ne de la contenance
ne des mangiers ne des beax lis,
ne seroit li contes fallis
en piece, quin volroit parler.
Il orent la nuit au soper
tot qanque bone jent covint.
NOTES: P. 324-325, v. 5968-5973.
SOURCE: Raoul de Houdenc, La vengeance Raguidel. Genève: Droz, 2006.Éd. Gilles Roussineau
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306115 accreditee
CONTEXTE: Repas de bienvenue à l’occasion du retour de voyage du comte d’Anjou. L’accent est mis non sur les mets eux-mêmes, mais sur la quantité et la qualité des nourritures, ainsi que les distractions d’après repas.
COTEXTE ET CITATION: Assez burent, assez mangerent,
Chascun selonc sa volenté,
Quer il y ot a grant plenté
Des viandes bones et chieres
Et des vinz de maintes manières.
Adont ont lez napes leveez,
Et aprez ont leurs mains laveez.
Quant lavé orent, le vin prendent,
Et li menesterel entendent
Chascun a sa menestrandise.
NOTES: Vers 182-191.
SOURCE: Maillart (Jehan), Roman du comte d'Anjou (Le). Mario Roques, Champion: Paris, 1964.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306119 accreditee
CONTEXTE: Yvain est accueilli au château de la Pire Aventure : selon les normes du récit courtois, seule l’abondance des mets est mentionnée.
COTEXTE ET CITATION: La nuit fu servis au mengier
De mes tant que trop en y ot :
Li aporters anuier pot
As sergens qui des mes servirent.
NOTES: P. 386, v. 5434-5437.
SOURCE: Chrétien de Troyes, Le Chevalier au lion. Livre de poche, Lettres gothiques: Paris, 1994.Edition et traduction de David Hult
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306120 accreditee
CONTEXTE: Gauvain est invité à partager le repas d’une demoiselle qui est amoureuse de lui. Touche ironique du narrateur qui joue avec le topos de la description du repas qui met l’accent sur l’abondance et non sur les mets.
COTEXTE ET CITATION: Lors s’en avalent por mengier
de le capele jus aval.
A nule rice feste anval,
d'Asensïon ne de Noël,
ne peüst on plus rice ostel
faire en la cort le roi Artu
que cil a la pucele fu.
A plenté mengierent et burent,
mais de tos les més qui i furent
ne volroie conte tenir.
NOTES: P. 216, v. 2432-2441.
SOURCE: Raoul de Houdenc, La vengeance Raguidel. Genève: Droz, 2006.Éd. Gilles Roussineau
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306121 accreditee
CONTEXTE: C’est Pentecôte et la cour séjourne à Roelent. Arthur demande à Keu, le sénéchal, de faire servir le repas dont le narrateur passe les détails, tout en précisant la façon dont les convives sont assis.
COTEXTE ET CITATION: Atant s’asient al mangier
li rois et tuit li chevalier.
Molt i ont més, voire, ç'ont mon.
N’en ferai mie lonc sermon,
car je ne vuel ne moi ne siet.
Li rois, qui a se table siet,
fu bien servis et dist qu'il tint
tel cort coin au jor apartint.
Et por la haute teste anval
mangierent les dames aval
en le sale devant le roi.
NOTES: P. 266, v. 4087-4097.
SOURCE: Raoul de Houdenc, La vengeance Raguidel. Genève: Droz, 2006.Éd. Gilles Roussineau
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306133 accreditee
CONTEXTE: Le roi Evrain accueille Enide et Erec dans sa ville et essaie de dissuader de dernier d’entreprendre la périlleuse épreuve de la Joie de la Cour qui a conduit à la mort les chevaliers qui l’ont tentée. Selon les conventions du récit courtois, le narrateur passe sur les détails des mets et boissons servis.
COTEXTE ET CITATION: Li rois commande [a] aprester
Le soper, quant tens fu et hore.
Ci ne vuil pas faire demore,
Se trover puis voie plus droite ;
Quanque cuers desire et covoite,
Orent plenieremant la nuit,
Oiseax et venoison et fruit
Et vins de diverse meniere.
NOTES: Vers 5572-5579.
SOURCE: CHRÉTIEN DE TROYES, Erec et Enide. Paris: Livre de poche. Lettres gothiques, 1992.Édition et traduction de Jean-Marie Fritz
CHERCHEUR/E: Jeay M.