Satorbase

SE_DÉGUISER_POUR_DISSIMULER_IDENTITÉ
PHRASE:Un personnage se déguise pour dissimuler son identité.
OCCURRENCE: 305966 accreditee
CONTEXTE: La reine cache Girart déguisé en pèlerin.
COTEXTE ET CITATION: Apelet Benassis, lo cantador
Del moster de la Croix au Sauvador :
« Arjerjaz is romeu, lui e ss’ossor ;
De ma terre fu naz, sin ai tendror ;
E furent d’un lignage nostre ancessor.
E faices le per mei tant calador
Que nol sachent la fors cil gabador,
Chevaler ne sirvent losengedor. »

Elle appela Bienassis, le chantre de l’église Sainte-Croix du Sauveur : « Logez ce pèlerin, ainsi que sa femme. Il est de mon pays ; j’ai de l’affection pour lui. Nos parents sont du même lignage. Et faites-le pour moi si secrètement que tous les mauvais plaisants l’ignorent, ainsi que chevalier ou serviteur médisant.
NOTES: Page 588-89, v. 7870-77.
SOURCE: Anonyme, Girart de Roussillon. Paris: Livre de poche, Lettres gothiques, 1993.Édition de W.M. Hackett (1953-55) Traduction de Micheline de Combarieu du Grès et Gérard Guiran.
OCCURRENCE: 306045 accreditee
CONTEXTE: Afin de parvenir jusquOrable, Guillaume décide de se rendre à Orange aux mains des sarrasins déguisé en pèlerin.
COTEXTE ET CITATION: Mes n’i menrons cheval ne palefroi
Ne blanc hauberc ne hiaume d’Aminoi[s]
N’escu ne lance n’espié poitevinois,
Mes esclavines com chetis tapinois.
[…] Arrement fist tribler en un mortier
Et autres herbes que connoissoit le ber,
Et Gilebert, qui ne l’ose lessier ;
Lor cors en taignent et devant et derrier
Et les visages, la poitrine et les piez :
Tres bien resemblent deable et aversier.

Mais nous n’y emmènerons ne cheval de bataille ni palefroi, ni blanc haubert ni heaume d’Amiénois, ni écu ni lance, ni épieu poitevin, Mais simplement des pèlerines, comme de pauvres diables déguisés. […] Il fit broyer dans un mortier de l’encre ainsi que des herbes que le baron connaissait, avec l’aide de Gilbert qui n’osait l’abandonner, Ils s’en enduisent le corps tout entier, le visage, la poitrine et les pieds : ils ressemblent parfaitement à un diable et à un démon.
NOTES: Vers 322-325 ; 375-380
SOURCE: Anonyme, La Prise d'Orange. Paris: Champion, 2010.Édition et traduction par Claude Lachet.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305964 accreditee
CONTEXTE: Après vingt deux ans d'exil en Allemagne, Girart et Berthe décident de repartir pour la France déguisés en pèlerins.
COTEXTE ET CITATION: Au digos de la Cene, sembant romeu,
Erberjat a Orlins chiez l’oste Erveu.

Le Jeudi Saint, sous l’apparence d’un pèlerin, il se logea à Orléans chez l’hôtelier Hervieu.
NOTES: Page 582-83, v. 7774-75.
SOURCE: Anonyme, Girart de Roussillon. Paris: Livre de poche, Lettres gothiques, 1993.Édition de W.M. Hackett (1953-55) Traduction de Micheline de Combarieu du Grès et Gérard Guiran.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306078 accreditee
CONTEXTE: Trubert, qui vient de berner le duc et la duchesse de Bourgogne, se déguise en charpentier pour les tromper à nouveau. Après l'avoir trompé à plusieurs reprises, il se déguise en médecin pour continuer ses mauvais coups.
COTEXTE ET CITATION: Prant doloëre et besagüe
et coigniee et hache esmolue
et s'atorne de quanqu'il puet
de ce qu'a charpentier estuet.
[…] Com mires atorner se velt.
D'une jaune herbe a teint son vis
et sa gorge et ses meins ausi.
Tant s'est desfiguré Trubert
nus hom ne set dire en apert
que ce fust il quant ce ot fet.
NOTES: P. 16, v. 437-440.
SOURCE: Douin de Lavesne, Trubert. Paris/Genève: Droz, 1974.Édition G. Raynaud de Lage, Manuscrit BnF fr. 2188
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 306082 accreditee
CONTEXTE: Le duc fait chercher un médecin à Montpellier pour qu'il le guérisse des blessures subies de la part de Trubert. Ce dernier, qui veut encore lui jouer un tour, se déguise en médecin et lui propose ses services sans être reconnu.
COTEXTE ET CITATION: Il prent un sac lonc et estroit :
aucune foiz veü avoit
mires qui iteus les portoient,
qui leur boites dedanz metoient.
Boites i metra il s’il puet ;
com mires atorner se velt.
D’une jaune herbe a teint son vis
et sa gorge et ses meins ausi.
Tant s’est desfiguré Trubert
nus hom ne set dire en apert
que ce fust il quant ce ot fet.
Que vos feroie je lonc plet ?
Merveilles s’est biens desguisez.
NOTES: Page 37, v. 1069-1081.
SOURCE: Douin de Lavesne, Trubert. Paris/Genève: Droz, 1974.Édition G. Raynaud de Lage, Manuscrit BnF fr. 2188
CHERCHEUR/E: Jeay M.