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ENLEVER_ENFANT
PHRASE:Un enfant est enlevé
OCCURRENCE: 305808 accreditee
CONTEXTE: L'actrice Lavivia explique à son gendre, un Napolitain de bonne famile, comment elle a échangé sa fille contre celle du seigneur Dom Antonio Fiori.
COTEXTE ET CITATION: Il me vint lors une fantaisie bien estrange en la teste, m'en voyant l'occasion en main, qui fut, de mettre ma fille en la place de celle de ce Seigneur, qui dormoit dans un berceau, sa nourrisse estant empeschée à ces nopces, & de prendre la sienne, qui n'est autre que la Lisabetta que j'ay depuis eslevée comme ma fille, & qui est maintenant vostre femme.
NOTES: Page 142.
SOURCE: Camus Jean-Pierre, Divertissement historique. Tübingen: Gunter Narr, 2002.Édition de Constant Venesoen
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305638 accreditee
CONTEXTE: Des marchands sauvent le premier jumeau du roi Guillaume de la gueule d'un loup. L'un d'entre eux l'adopte comme son fils. Ils passent près du bateau, où le roi avait déposé le second jumeau pendant qu'il allait rechercher le premier dans l'intention de partir avec eux. Les marchands s'emparent du deuxième enfant et, de nouveau, l'un d'eux décide de l'adopter. Ils s'en vont avec les deux enfants sans se rendre compte qu'ils n'ont pas été abandonnés.
COTEXTE ET CITATION: «-Seignor, et je an feré mon fil.»
A tant li marcheans l'a pris.
Au batel, ou li rois ot mis
L'autre anfant, sont venu tout droit.
Li prumiers, qui lou treuve et voit,
A touz les autres quiert et prie
Que nus n'i demant ja partie,
Que mont buen gré leur an savra;[...]

Tuit li dientVostre soit dons [...]».

Seigneurs, et j'en ferai mon fils». Alors, le marchand l'a pris. Ils sont allés tout droit au bateau où le roi avait mis l'autre enfant. Le premier qui le trouve et le voit demande à tous les autres et les prie qu'aucun ne le demande en partage. Il leur en sera reconnaissant [...].
Tous lui disent: «qu'il soit donc vôtre [..]»
NOTES: P. 81, vers 818-825; 829.
SOURCE: Chrétien (de Troyes), Guillaume d Angleterre. Genève: Droz, 1988.Édition de A.J. Holden
CHERCHEUR/E:
OCCURRENCE: 305650 accreditee
CONTEXTE: Parise a été exilée par son mari et se retrouve dans la forêt accompagnée par les fils de son fidèle Clarembaut. Elle accouche d’un fils et on lui fait un abri de feuillage. Trois brigands ont repéré la petite suite et décident de voler ce qu’ils peuvent.
COTEXTE ET CITATION: Lez lo lit la duchese ont li larron pasé;
Si fu la nuit oscure, n’i ot point de clarté.
Le mantel de son lit an cuiderent porter;
Ne le pue[n]t avoir, tant sont il plus iré.
Lai troverent l’anfant trestot anmaloté.
Quant la dame s’esvielle, si a entor li taté;
Dit à ses compaignos: «Seignor, avant venez!
«Par la foi que vo doi, mes fiz nos est amblez

Les voleurs sont passés à côté du lit de la duchesse; la nuit était obscure, il n’y avait point de lumière. Ils pensèrent emporter la couverture de son lit mais ils ne purent pas l’avoir, ce qui les rend d’autant plus fâchés. Là ils trouvèrent l’enfant tout enmailloté. Quand la dame s’éveille, elle a tâté l’espace tout autour d’elle. Elle a dit à ses compagnons: «Seigneurs, venez-ici! Par la foi que je vous dois, on a volé mon fils!» (ma trad.)
NOTES: p. 26, vers 860-864.
SOURCE: Anonyme, Parise la duchesse. Paris: Vieweg, 1860.Edition F. Guessard & L. Larchey
CHERCHEUR/E: