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REPUTATION_HOMME_INCITER_AMOUR_FEMME
PHRASE:La réputation de prouesse d'un homme incite l'amour d'une femme, ce qui oriente le récit
OCCURRENCE: 305436 accreditee
CONTEXTE: Ydoine accorde son amour à Amadas non sans avoir explicité ses conditions, c’est-à-dire de se comporter de façon courtoise et chevaleresque.
COTEXTE ET CITATION: Par droite nature devés
D’armes preus estre et alosés,
Car vostre pere et vostre ami
L’avront tos jors esté issi.
Et au plus tost que vous porés
D’armes avoir, les requerés
Que il prïent vostre signeur
Le duc, qui vous veut grant honeur,
Qu’il les vous doinst si ricement
Com il doit et a vous apent.
Puis si errés de terre en terre
Vostre pris pourcachier et querre.

Comme il et juste et naturel, vous devez faire preuve de vaillance dans le métier des armes et acquérir de la renommée, car il en a toujours été ainsi pour votre père et vos amis. Dès qu’il vous sera possible de porter les armes, demandez leur de prier votre seigneur, le duc, qui vous veut grand bien, de vous armer chevalier avec tout l’éclat qui lui incombe et qui convient à votre rang. Puis partez à l’aventure de pays en pays acquérir gloire et renommée.
NOTES: P. 76, v. 1239-1250 ; trad. p. 33.
SOURCE: Anonyme, Amadas et Ydoine. Champion, éd. John R. Reinhard: Paris, 1974.Les traductions sont celles de Jean-Claude Aubailly, Paris, Champion, 1986.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305583 accreditee
CONTEXTE: On annonce au père de Ganor, empereur de Rome, la conduite héroïque et intelligente d’Ille dans la bataille, et le fait qu’on l’a nommé sénéchal pour remplacer celui qui est mort. Sa fille se sent alors prise par l’amour, d’autant plus qu’elle se rappelle de la beauté et de la prestance du chevalier.
COTEXTE ET CITATION: Ganor, la fille au roi, la bele,
Ot conter d’Ille tel novele
qu’enamé l’a sor tote rein;

La belle Ganor, la fille du roi, à force d’entendre vanter les mérites d’Ille, s’est mise à l’aimer plus que tout.
NOTES: P. 126, vers 3285-87.
Voir aussi v. 3211-12 : Ganors, la fille au roi, la bele,
est mout lie de la novele.

La belle Ganor, la fille du souverain est tout heureuse de ces nouvelles (concernant les exploits et la réputation d’Ille).
SOURCE: Gautier d"Arras, Ille et Galeron. Paris: H.Champion, 1988.Edition Yves Lefèvre. Traduction Delclos et Quereuil, Paris, Champion, 1993
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305584 accreditee
CONTEXTE: L’amour de Galeron pour Ille se déploie. Elle ne se tient pas de joie quand à la suite des ses victoires, Ille redevient seigneur de ses terres, puis sénéchal de la Bretagne.
COTEXTE ET CITATION: Bien a deservi qu’il soit sire;
et qant li dus Conain l’ot dire,
mout en a grant joie en son cuer,
et Galerons, se bele suer
en a tel joie, qant el l’ot,
que onques mais si grant nen ot.

Seigneurerie bien méritée, dont la nouvelle réjouit profondément le duc Conan et procure à la belle Galeron, sa soeur, la plus grande joie de sa vie.
NOTES: Vers 1185-1190.
Voir aussi v.869-873 et 895-96 où il est clair que, même si le mot amour n’est pas prononcé, Galeron y est sensible par le biais des victoires d’Ille.
SOURCE: Gautier d"Arras, Ille et Galeron. Paris: H.Champion, 1988.Edition Yves Lefèvre. Traduction Delclos et Quereuil, Paris, Champion, 1993
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305585 accreditee
CONTEXTE: Eliduc s’est mis au service du roi d’Exeter et vient de remporter une victoire en sa faveur. Guilliadon, la fille du roi, veut faire sa connaissance.
COTEXTE ET CITATION: La fille al rei l’oï numer
E les biens de lui recuner.
Par u suen chamberlenc prive
L’a requis , preié e mandé
Qu’a li venisst esbaneier
E parler e bien acuintier;

Icele l’a mult esguardé,
Son vis, sun cors e sun semblant;
Dit: en lui n’a mes avenant.
Forement le prise en sun curage.
Amurs I lance sun message
Ki la somunt de lui amer;

La fille du roi a entendu parler de lui et raconter ses exploits. Elle envoie un de ses chambellans le prier de venir lui parler et la distraire: ils feront ainsi connaissance.
Guilliadon contemple son visage, sa personne, son attitude; elle se dit que rien en lui ne peut déplaire et se met à l’estimer fort. Amour lance alors son message, lui ordonnant d’aimer,[…]
NOTES: P. 282, vers 273-78 ; 300-305.
SOURCE: Marie de France, Eliduc. Paris: Lettres Gothiques, 1990.Texte édité par Karl Warnke
Traduction par Laurence Harf-Lancner
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305586 accreditee
CONTEXTE: C’est le début du lai. La réputation de Milon comme bon chevalier lui vaut l’amour de celle qui deviendra sa maîtresse, puis sa femme.
COTEXTE ET CITATION: ne trova un sul chevalier
Ki l’abatist de sun destrier.
Mult par esteit bons chevaliers,
Frans e hardiz, curteis e fiers.
Mult fu coneüz en Irlande
E en Norweie e en Guhtlande;
En Loegres e en Albanie
Ourent plusur de lui envie.
Pur sa pruësce ert mult amez
E de mulz princes honurez.
En sa cuntree ot un barun
Mes jeo ne sai numer sun mun.
Il aveit une fille, bele
E mult curteise dameisele.
Ele ot oï Milun nomer;
Mult le cumença a amer.
Par sun message li manda
Que, se li plaist, et l’amera.

[...]pas un seul chevalier n’avait réussi à le désarçonner. C’était un excellent chevalier, noble et hardi, courtois et fier. Il était fort réputé en Irlande, en Norvège, dans le Jutland; dans le pays de Logres et en Ecosse, il faisait bien des envieux. Sa prouesse lui valait bien des amitiés ainsi que des marques d’honneur de la part des princes. Dans son pays vivait un baron dont je ne sais pas le nom. Il avait pour fille une belle et courtoise demoiselle qui entendit parler de Milon et se mit à l’aimer. Par un messager, elle lui fit offrir son amour.
NOTES: P. 220, vers 11-28.
SOURCE: Marie de France, Milon. Lettres Gothiques: Paris, 1990.Texte édité par Karl Warnke.
Traduction par Laurence Harf-Lancner, Lettres gothiques, 1990.
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305599 accreditee
CONTEXTE: Floripas, la fille de l’amirant, proclame son amour pour Gui de Bourgogne qu'elle estime pour sa grande valeur.
COTEXTE ET CITATION: «Signeur», dist Floripas,« or dirai mon pensé».
«.I. chevalier de France ai lontans enamé
«Guis a nom de Borgoigne, moult i a bel armé;
«Parens est Karlemaine et Rollant l’aduré.
«Dès que je fui à Romme, m’a tout mon cuer emblé;
«Quant l’amirans mes peres fist gaster la cité,
«Lucafer de Baudas abati ens ou pré,
«Et lui et le ceval, d’un fort espiel quarré.
«Se cis n’est mes maris, je n’arai homme né;
«Pour lui voel je croire ou roi de sainte maïsté».

«Seigneurs», dit Floripas, «je vous dirai ce que je pense. J’aime depuis longtemps un chevalier de France. Il s’appelle Gui de Bourgogne et il porte bien ses armes. Il est parent de Charlemagne et du vaillant Roland. Dès mon séjour à Rome, il m’a dérobé mon coeur. Quand mon père l’amiral fit ravager la cité, Gui a abattu d’un gros épieu carré Lucifer de Baudas et son cheval. S’il ne devient mon mari, je n’en épouserai aucun autre. Pour lui, je veux croire au Dieu de sainte majesté». (ma traduction).
NOTES: P.68, vers 2236-2245.
SOURCE: Anonyme, Fierabras. Paris: F. Didot, 1879.Edition de Gaston Raynaud
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305600 accreditee
CONTEXTE: Landri s’est mis au service de l’empereur de Constantinople et vient d’être victorieux contre les païens. Salmandrine, la fille de l’empereur de Constantinople, est amoureuse du jeune guerrier et indique sans ambages ses préférences à son père.
COTEXTE ET CITATION: Dès ores vueil je, pere, que me donés mari.
Ce soldoier de France c’om apele Landri.
Aquitée a la terre et trestot le pais;
l n’est tel hom ou monde por ses armes servir.

«Dès maintenant, mon père, je veux que vous me donniez pour mari ce chevalier de France qui est à votre service et qu’on appelle Landri. Il a délivré la terre et tout le pays. Il n’y a meilleur homme au monde pour se servir de ses armes» (ma traduction).
NOTES: P.56, vers 1457-1460.
SOURCE: Anonyme, Doon de la Roche. Paris: H.Champion, 1921.Edition de Paul Meyer et Gédéon Huet.
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305601 accreditee
CONTEXTE: Fleurdepine, la fille du Sarrasin Marcabré, vient rendre visite aux chevaliers français dans la prison de son père, après la bataille. Elle leur promet des vivres et la liberté s’ils la mettent en contact avec le vaillant guerrier, Bérart de Mondidier, qu’elle aime et ne connaît que de réputation.
COTEXTE ET CITATION: Oi avoit parler de Berart le vaillant,
Si avoit mis son ceur en li si durement
Qu’ele avoit refusé le fort roi Agoulant,
Et le roi Baratron, et Aufour le gaiant,
Pour l’amour d Berart, le hardi combatant.

Elle avait entendu parler du vaillant Berart et avait tellement placé son coeur en lui, qu’elle avait refusé le puissant roi Agoulant, le roi Baratron et le géant Aufour pour l’amour de Berart, l’audacieux guerrier...](ma traduction).
NOTES: P. 55, vers 1801-1805.
SOURCE: Anonyme, Gaufrey. Vieweg: Paris, 1859.Edition M.F.Guessard
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305605 accreditee
CONTEXTE: Le païen Gaudin décrit à Malatrie, la fille de l’Amustant de Cordoue, la bravoure de Beuve et de ses deux fils, qui malgré leur vaillance, ont été fait prisonniers par les Sarrasins. Elle devient amoureuse de Girart sur le champ.
COTEXTE ET CITATION: «La preïmes Buevon a la chiere menbree,
«Girart et Guielin qui ont tel renonmee,
«Il n’a tel chevalier juque a la mer salee.
«Li amustant vos mende que sa gent soit mendee ;
«Libanor vos donra a la trenchant espee,
«Le fil a l’amirant d’Espangne la loee».
Malatrie l’entant, a pou n’est forsenee, Que l’amor de Girart li est el cuer entrée.

«Là, nous nous sommes emparés de Beuve le vaillant, de Girart et de Guielin, qui ont une telle réputation qu’il n’existe aucun chevalier, d’ici à l’océan, qui puisse les surpasser. L’Amustant vous demande de convoquer ses vassaux ; Il vous donnera en mariage à Libanor, à l’épée tranchante, le fils de l’amiral d’Espagne qui est si renommé». Quand Malatrie entend cela, elle entre en fureur car l’amour pour Girart est entré dans son coeur. (ma traduction)
NOTES: P. 50, laisse 60, vers 1571-1578.
SOURCE: Anonyme, Siège de Barbastre. Champion: Paris, 1926.Edition J. L. Perrier
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305606 accreditee
CONTEXTE: A son père qui lui propose de la marier, Hermengarde réplique qu’elle n’acceptera d’autre mari qu’Aymeri de Narbonne, dont elle est amoureuse vu son courage et sa réputation. Lui seul a osé tenir Narbonne contre les Sarrasins. Par chance pour elle, c’est justement l’homme que son père veut lui proposer.
COTEXTE ET CITATION: «Je n’avrai ja ne mari ne seignor,
«Se .j.n’en ai qui est de grant valor,
«C’est Aymeris, le noble pongneor,
«Qui tient Nerbone et le pais d’entor,
«Que refuserent li grant et li menor,
«Tant redotoient la gent Sarrazinor,
«Et cil la tient par force et par vigor,
«Et desfant si contre gent paiennor
«Q’ainz n’en perdi demi pié ne plain dor.
«Et por ice q’an le tient au meillor,
«Ai ge vers lui si tornée m’amor,
«Se ge ne l’ai, n’avrai mari nul jor».

«Je n’aurai jamais ni mari ni seigneur à moins qu’il ne soit de grande valeur. Je parle d’Aymeri, le noble guerrier, qui tient Narbonne et le pays d’alentour ; pays que refusèrent grands et petits seigneurs, tellement ils redoutaient les Sarrasins, mais que, lui, garde et défend si fortement et vigoureusement contre les Sarrasins qu’il n’en a perdu ni un demi-pied ni la largeur de la main. Et parce qu’on le considère comme le meilleur, je lui ai donné mon amour, et si je ne peux l’avoir, lui, je ne prendrai jamais de mari» (ma traduction)
NOTES: P. 104, laisse 72, vers 2434-2445.
SOURCE: Bertrand de Bar-sur-Aube, Aymeri de Narbonne. Didot: Paris, 1887.Edition J. L. Perrier
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305607 accreditee
CONTEXTE: Lorsque Guerri, le père de Béatris, ramène chez lui le jeune chevalier Bernier, celle-ci en devient amoureuse, vu sa grande valeur guerrière et malgré qu’il ait été leur ennemi précédemment.
COTEXTE ET CITATION: Dist la pucele: «Qi est cis valsax, sire,
«Qe je voi la - nel me seler vos mie».
-«C’est B[erniers],beleonqes mais nel veïstes

La damoise[le] a regardé B[ernier]
qi plus est joins qe faus ne esprevier;
et ot vestu un bon ermine chier,
chauces de paile qi molt font a proisier;
camosez fu del bon hauberc doublier
q’il ot porté en maint estour plegnier.
El l’aime tant, ne s’en set consellier.

Elle lui demanda: «Qui est ce valeureux chevalier, seigneur, que je vois là-bas – ne me cachez pas son nom!» -«Belle, c’est Bernier, qui a accompli de beaux exploits chevaleresques – il a tué beaucoup de nos gens.
La demoiselle regarda Bernier, qui était plus vif que faucon ou épervier. Il portait un manteau fourré d’hermine et des chausses de soie de grande valeur; il avait la peau meurtrie du fait d’avoir porté le solide haubert à double épaisseur en mainte rude bataille. Elle l’aima tant qu’elle en perdit la tête. (Traduction William Kibler, Lettres Gothiques, 355-57).
NOTES: P. 354-356, laisses 151, 152, vers 5396-5400; 5408-5419. Tout le texte, depuis le vers 5396 jusqu’aux vers 5429, décrit l’impatience amoureuse de Béatris.
SOURCE: Anonyme, Raoul de Cambrai. Livre de poche, Lettres gothiques: Paris, 1996.Edition Sarah Kay. Traduction William Kibler.
CHERCHEUR/E: Denis, Françoise
OCCURRENCE: 305685 accreditee
CONTEXTE: Oriante, la fille du roi Basile, tombe amoureuse de Milon en écoutant les éloges que l'on fait de la prouesse du jeune homme qui veut défendre son père contre le roi sarrasin Ysoré.
COTEXTE ET CITATION: Quant Oriante antant qu'ansi le vont prisant,
.I. sopir a gitié mervillous et pesant,
Et dit entre ces dens souef et coemant :
"Par mon chief, sire Mile, de vous oi dire tant
Que mes amors vous doig de cest jor en avant."
NOTES: Page 109, v. 1336-1340.
SOURCE: Anonyme, Orson de Beauvais. Paris: Honoré Champion, 2002.Édition de Jean-Pierre Martin
CHERCHEUR/E: Jeay M.