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DISSUADER_SUICIDE
PHRASE:Un personnage dissuade un autre de commettre un suicide.
OCCURRENCE: 105192 provisoire
CONTEXTE:
COTEXTE ET CITATION: [Timoléon] 'Mais, ô Dieux! quel fut mon étonnement, lorsque je trouai cette fille [Ardélie] dans la resolution de mourir, ou de retourner dans la maison de Praxoras....Je me jettai à ses pieds, je la conjurai par les paroles les plus tendres que je pûs inventer, de songer qu'il faloit me resoudre à la perdre pour jamais, si je la rendois à Praxoras dans l'étatétoient les choses; et enfin voïant que je n'obtenois rien par les prieres, je protestai si fortement que je me tuerois à ses yeux, si elle persistoit dans son dessein, qu'elle commença à me paroître moins resolu qu'elle ne l'avoit été.»
NOTES: [(Page & Tome) 353, I] Cie des Libraires p. 358-61
SOURCE: Villedieu (Mme de), Desjardins, Carmante. .
CHERCHEUR/E:
OCCURRENCE: 200076 accreditee
CONTEXTE: Ille qui a fui Galeron, se croyant indigne d'elle parce qu'il a perdu un oeil, est si désespéré de l'avoir perdue qu'il cherche la mort au combat.
COTEXTE ET CITATION: Amis, laissiés le dementer.
Ce fait maufés por vos tenter,
qui a maint home muet contraire
quant il le veut a doel atraire.
Mout se paine d'ome torbler
et de son doel adés doubler.
Quant il el grignor doel l'a mis,
savés que fait li anemis ?
Tant fait que cil s'ocist et pent
u noie ou art. -- Or m'en repent,
et si kerrai vostre casti.
Bien croi que maufés m'a basti
et mon damage et mon grant doel,
k'ocist fuisse pieça mon voel :
en maint liu me sui mis sovent,
et si le fis par tel covent
que je perdisse illoec la vie.
Mon ami, cessez de vous désoler. C'est le diable qui vous y engage, pour vous tenter. Il sème le malheur dans la vie de bien des hommes, quand il veut les conduire au désespoir. Il déploie alors tous ses efforts pour les priver de leur sérénité, pour redoubler sans cesse leurs tourments ! Et quand il les a menés au faîte de la douleur, savez-vous ce que fait l'Ennemi ? Il les pousse à se tuer, à se pendre, à se noyer, à se brûler. -- Le repentir me gagne, votre leçon me convainc. C'est le diable, je n'en doute pas, qui s'est employé à me nuire, à me désespérér ; s'il ne tenait qu'à moi, je serais mort depuis longtemps : je me suis exposé à bien des périls dans le seul espoir de perdre la vie. (70-71)
NOTES: P. 139-40, v. 3720-3736 ; trad. p. 71.
SOURCE: Gautier d"Arras, Ille et Galeron. Paris: H.Champion, 1988.Edition Yves Lefèvre. Traduction Delclos et Quereuil, Paris, Champion, 1993
CHERCHEUR/E: Jeay M.