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JALOUSIE_CAUSER_VIOLENCE
PHRASE:La jalousie pousse à se livrer à un comportement violent.
OCCURRENCE: 104334 accreditee
CONTEXTE: Turcamène est présent quand Clarice et Clorante se retrouvent par accident dans ses jardins.
COTEXTE ET CITATION: "Il regarda la situation de ces deux personnages avec une fureur que l'espoir d'une prompte vengeance rendait froide et muette."
NOTES: [(Page) I, 70] La jalousie du corsaire fonctionne à retardement: son intention est de faire empoisonner. Coïncidence de deux topoi.
SOURCE: Marivaux (Pierre Carlet de), Effets surprenants de la Sympathie (Les). Paris: Gallimard, La Pléiade, 1972.Dans Oeuvres de jeunesse, éd. F. Deloffre et C. Rigault.
CHERCHEUR/E:
OCCURRENCE: 104336 accreditee
CONTEXTE: La princesse, jalouse de l'amour qui lui porte Mériante, victimise Parménie.
COTEXTE ET CITATION: Elle passa quelques jours ensevelie dans une noire mélancolie, rêvant sérieusement au malheur que sa jalousie venait déjà de produire.
NOTES: [(Page) III, 165, 186] Les violences, ou résultats tragiques, s'enchaînent de façon irréparable, conséquences de la vengeance promise par la princesse jalouse.
Ces conséquences seront tragiques:
1. suicide de Mériante (186)
2. Mort du père de Parménie (165)
3. Mort du père de Mériante (189)
SOURCE: Marivaux (Pierre Carlet de), Effets surprenants de la Sympathie (Les). Paris: Gallimard, La Pléiade, 1972.Dans Oeuvres de jeunesse, éd. F. Deloffre et C. Rigault.
CHERCHEUR/E:
OCCURRENCE: 305768 accreditee
CONTEXTE: Lucrèce prête foi aux rumeurs qui disent à tort que Paulin, l'homme qu'elle aime, est marié.
COTEXTE ET CITATION: Elle veut mourir, mais ce sera aprés avoir assouvi sa vengeance. […] Il la veut apaiser par caresses, mais elle le repousse, vomissant contre luy tout ce que la forcenerie peut tirer d'une bouche dont la rage possede le coeur.
NOTES: Page 291.
SOURCE: Camus Jean-Pierre, Les spectacles d'horreur. Genève: Slatkine Reprints, 1973.Réimpression de l\'édition de Paris, 1630.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305830 accreditee
CONTEXTE: Par jalousie, Gordian tuera sa femme qui est innocente et la servante de celle-ci qu'il croit complice.
COTEXTE ET CITATION: Crescentin qui étoit d'humeur vaine, & qui au lieu de celer les véritables faveurs en publioit de fausses, se vanta un jour à quelqu'un de sa connoissance qui estoit des amis de Gordian, qu'il avoit bonne part aux graces de la maistresse dont il cajoloit la servante. Cet ami en donna avis à Gordian, qui sans examiner davantage l'affaire, se crut trahi & ne pensa plus qu'à se venger.
NOTES: Page 196.
SOURCE: Camus Jean-Pierre, Divertissement historique. Tübingen: Gunter Narr, 2002.Édition de Constant Venesoen
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305831 accreditee
CONTEXTE: Ligorio un vieillard jaloux de sa très jeune femme décide de se tuer pour mettre fin à son tourment et de l'entraîner dans la mort avec lui.
COTEXTE ET CITATION: Il se resout de mourir & de finir toutes ses douleurs & ses tourments d'esprit & de corps par une mort : mais il veut que celle qui est la compagne de son lict le soit encorede sa sepulture, & la traisner apres soi aux champs Elisées pour y pratiquer l'amour sans douleur & sans jalousie, sous les mirtes verdoians que les poëte sy plantent.
NOTES: Page 201.
SOURCE: Camus Jean-Pierre, Divertissement historique. Tübingen: Gunter Narr, 2002.Édition de Constant Venesoen
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305952 accreditee
CONTEXTE: La tirade du mari jaloux, particulièrement irrité par les relations de sa femme avec le jeune Robichonnet, va se poursuivre avec une virulente critique du mariage à cause des rapports de domination qui se jouent entre les époux.
COTEXTE ET CITATION: Pour ce voit on des mariages
Dont li mariz cuide estre sages :
Il chastoie sa fame et bat
Et la fait vivre en tel debat
Qu'il li dit qu'ele est nice et fole
Dont tant demeure a la karole
Et dont el hante si souvent,
Des jolis vallez le couvent,
Que bonne amours n'i puet durer,
Tant s'entrefont maus endurer
Quant cil veult la maistrise avoir
Du cors sa fame et del avoir :
"Trop estes, fait il, vilotiere,
Si ravez trop nice maniere.
Quant sui en mon labour alez
Tantost espinguez et balez
Et demenez tel rabaudie
Que ce samble estre ribaudie,
Et chantez comme une seraine.
Dieus vous mette en male semaine !
[…]Se vous jamais parlez a li,
Vous en avrez le vis pali,
Voire certes plus noirs que meure,
Car de cops, se dieus me sequeure,
Ainz que ne vous ost cest musage,
Vous donrai tant par cel visage
Qui tant est as musarz plaisanz,
Que vous tendroiz coie et taisanz !
Ne jamais hors sans moi n'irez,
Mais a l'hostel me servirez,
En bons haniaus rivée.

C'est pourquoi l'on voit des mariages où le mari s'imagine être sage, en corrigeant sa femme et en la battant ; il la fait vivre dans la dispute, lui disant qu'elle est niaise et folle de rester si longtemps à la carole et de hanter si souvent la compagnie des beaux garçons ; dans ces conditions, un amour véritable ne peut durer, tant ils se font souffrir l'un l'autre, quand le mari veut avoir le pouvoir sur la personne et les biens de sa femme : 'Vous être, lui déclare-t-il, fort coureuse, et votre comportement, d'ailleurs, est bien sot. Dès que je suis parti à mon travail, vous allez danser et courir les bals, et vous menez si joyeuse vie qu'elle ressemble à de la débauche, et vous chantez comme une sirène ! Que Dieu vous donne votre mauvaise semaine ! […]Si jamais vous lui parlez encore, vous en aurez le visage livide, voire assurément plus noir que mûre, car des coups, que Dieu me protège, avant de vous faire perdre l'envie de cette vie dissolue, je vous en assénerai une telle volée sur ce visage qui plaît tant aux libertins, que vous allez vous tenir tranquille et que vous en serez muette ! Et vous ne sortirez pas d'ici sans moi, mais vous me servirez à la maison, rivée à de bons anneaux de fer.
NOTES: P. 508-511, v. 8459-8438 et 8543-8553.
SOURCE: Guillaume de Lorris et Jean de Meun, Roman de la rose. Paris: Lettres Gothiques, 1992.
CHERCHEUR/E: Jeay M.