Satorbase

TOURNOI_DEVENIR_VIOLENT
PHRASE:Le combat rituel de tournoi se mue en combat violent.
OCCURRENCE: 104092 accreditee
CONTEXTE: Evandre se bat contre un inconnu (le prince Tessandre).
COTEXTE ET CITATION: Cet homme étant entré dans la Lice, il courut à moi avec une impétuosité qui fit juger à tout le monde, qu'un autre motif que celui de la gloire, l'avoit amené dans cet endroit. Il cherchoit le defaut de mes armes plûtôt que le fort de ma lance, et nôtre course ressembloit à un combat for acharné, plûtôt qu'à une partie de galanterie. Au commencement je fus surpris de ce procedé : mais enfin la colere succedant à cette surprise, je commençai à le traiter comme il me traitoit ; et aprés l'avoir mis en quelque désordre, je profitai si bien du trouble que je remarquai en lui, que l'aïant atteint à demi ébranlé, je l'envoïai à dix pas de moi sur la poussiere. Il fit un cri furieux en tombant, et les courroyes de son casque s'étant rompues par le choc de sa chutte, il fut reconnu pour le Prince Tessandre.
NOTES: [(Page & Tome) 274, 1] Cie des Libraires p. 44-5
SOURCE: Villedieu (Mme de), Desjardins, Carmante. .
CHERCHEUR/E: Kuizenga D.
OCCURRENCE: 104094 accreditee
CONTEXTE: Dans une course des chariots, après une première victoire d'Artambert, les princes de Guynée veulent lui disputer cette victoire par une seconde course; Artambert refuse en disant que ses chevaux sont fatigués.
COTEXTE ET CITATION: S'ils ont dessein de me disputer la victoire, je suis tout prêt de les satisfaire pourvû que ce soit nos épées que soient juges de ce differand. Ah, Seigneur, interrompis-je [Almanzayde] précipitamment, ne troublez point les plaisirs de cette journée par vôtre dispute, s'il vous plaît ; le divertissement a été inventé pour une fête, et non pas pour un combat de Gladiateurs, et j'aime mieux donner un second prix, et qu'on fasse une seconde Course.
NOTES: [(Page & Tome) 372] Slatkine vol. 1, p. 500
SOURCE: Villedieu (Mme de), Desjardins, Alcidamie. Compagnie des Libraires: Paris, 1720-1.
CHERCHEUR/E: Kuizenga D.
OCCURRENCE: 104096 provisoire
CONTEXTE:
COTEXTE ET CITATION: Je [Dom Pèdre] rendois à Isabelle son gand et ma Lettre, quand le Marquis dont la jalousie étoit clairvoyante, tendit la main pour le sentir a son tour. Vous êtes trop entreprenant sur les choses qu'on ne vous abandonne pas dit Isabelle, pour être reservé sur celles qu'on vous abandonneroit ;...je ne vous donnerai point mon gand. Le Marquis prenant ce refus pour une preference, en conçut un tel dépit, qu'il ne pût en être le maître. Il se jetta brusquement sur le gand, et l'auroit arraché des mains d'Isabelle, si je ne me fusse point à elle pour l'en empêcher. Tu en fais trop, me dit le Marquis à l'oreille. Je ferai plus si tu ne t'arrête, repartis-je tous bas. Si tu ne me laisse prendre ce gand, il te coûtera la vie, ajoûta-t'il. Si tu t'opiniastre à vouloir l'arracher, je vais te donner la mort, continuai-je. Alphonse qui ne sçavoit rien de mes sentiments, crut au moment que cela n'étoit qu'un jeu, mais remarquant sur nos visages des mouvemens de colere, il vint nous separer.
NOTES: [(Page) 518-9] Slatkine vol 2, p. 258.
SOURCE: Villedieu (Mme de), Desjardins, Nouvelles afriquaines (Les). Compagnie des Libraires: Paris, 1720-21.12 tomes?
CHERCHEUR/E: Kuizenga D.