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SUBSTITUER_PARTENAIRE_CLERGE
PHRASE:Un religieux se substitue au partenaire sexuel d'une femme à l'insu de celle-ci.
OCCURRENCE: 104854 chantier
CONTEXTE:
COTEXTE ET CITATION: Ainsy se retirerent chacun en sa chambre. Mais, si tost que le pere fut retiré, ne pensa pas à dormir ne reposer; car, incontinant qu'il n'ouyt plus nul bruict en la maison, environ l'heure qu'il avoit accoustumé d'aller à matines, s'en vat le plus doulcement qu'il peut droict en la chambre, et, là, trouvant la porte ouverte de la chambre oû le maistre estoit actendu, vat finement estaindre la chandelle, et, le plus tost qu'il peut, se coucha auprès d'elle, sans jamais luy dire ung seul mot. La damoiselle, cuydant que ce fust son mary, luy dit: " comment, mon amy! Vous avez très mal retenu la promesse que feistes hier au soir à nostre confesseur, de ne venir icy jusques à deux heures!" Le Cordelier, plus actentif à l'heure à la vie active que à la vie contemplative, avecq la craincte qu'il avoit d'estre congneu, pensa plus à satisfaire au meshant desir dont dès long temps avoit eu le cueur empoisonné, que à luy faire nulle response, dont la dame fut fort estonnée. Et, quant le Cordelier veid approcher l'heure que le mary devoit venir, se leva d'auprès de la damoiselle, et, le plus tost qu'il peust, retourna en sa chambre. Congneu, pensa plus à satisfaire au meschant desir dont dès long temps avoit eu le cueur empoisonné, que à luy faire nulle response, dont la dame fut fort estonnée. Et, quant le Cordelier veid approcher l'heure que le mary devoit venir, se leva d'auprès de la damoiselle, et, le plus tost qu'il peust, retourna en sa chambre. Et, tout ainsy que la fureur de la concupiscence luy avoit osté le dormir, au commencement la craincte, qui tousjours suict la meschancete, ne luy permist de trouver aucun repos."
NOTES: ARTF p. 880
SOURCE: Navarre (Marguerite de), Heptaméron. Flammarion: Paris, 1982.
CHERCHEUR/E: Baider F.
OCCURRENCE: 103818 accreditee
CONTEXTE: Pour séduire une jeune fille, un ermite fait semblant d'être un ange qui apparaît à la mère pour la convaincre que sa fille a été désignée pour enfanter avec lui un garçon qui deviendra le futur pape.
COTEXTE ET CITATION: Quand damp hermite se treuve a part avec la belle fille, comme s'il la voulsist rebaptiser toute nue la fist despoiller ; et creez qu'il ne demoura pas vestu. ... Il la tint tant et si longuement avec luy, en lieu d'aultre clerc , tant alla aussi et vint a l'ostel d'elle, pour la doubte des gens, que le ventre luy commença a bourser.
NOTES: [(Page & Nouvelle) P. 103.
SOURCE: Anonyme, Cent nouvelles nouvelles (Les). Droz, éd. Sweetser: Genève, 1966.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 103822 accreditee
CONTEXTE: L'épouse d'un marchand explique à son mari de retour de voyage comment elle a donné naissance à un enfant en son absence. La substitution de partenaire a un caractère miraculeux.
COTEXTE ET CITATION: Assez tost aprés vostre partement, ung jour j'estoie par ung matin en nostre grand jardin ou, tout a coup, me vint ung soudain appetit de menger une feuille d'oseille qui pour l'heure de adonc estoit couverte et sous la neige tappie. J'en choisy une d'entre les aultres, belle et large, que je cuiday avaler ; mais ce n'estoit que ung peu de neige blanche et dure. Et ne l'eu pas si tost avalee que ne me sentisse en trestout tel estat que je me suis trouvee quand mes aultres enfans ay porté ... Loé soit Dieu de ce qu'il nous envoye! S'il nous a donné ung enfant par miracle, ou par aucune secrete fasson dont nous ignorons la maniere, il ne nous a pas oblié d'envoier chevance pour l'entretenir.
NOTES: [(Page & Nouvelle) p. 128.
SOURCE: Anonyme, Cent nouvelles nouvelles (Les). Droz, éd. Sweetser: Genève, 1966.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 103824 accreditee
CONTEXTE: Profitant de l'animation d'une fête dans un couvent de religieuses, l'une d'elle va retrouver un religieux pour un rendez-vous galant. Ils s'installent sous un poirier sans se douter qu'un témoin qui les a entendus se fixer le lieu de la rencontre, est caché dans l'arbre.
COTEXTE ET CITATION: Lors prend a ses deux mains les branches du poirier, et fait tumber en bas sur eulx et ou preau des poires treslargement, dont frere Aubry fut t[an]t effraié que a peu s'il eut sens ne loisir de reprendre sa gonne. Si s'en picque tant qu'il peut sans attendre, et ne fut oncques asseur tant qu'il fut hors de leens. Et la nonnain, qui fut autant ou plus effrayee que luy, ne sceut si tost se mectre au chemin que le galant qui estoit sur le poirier ne fut descendu, qui la va prandre par la main et luy defendit le partir, et luy dist : "M'amye, ainsi n'en yrez vous ; il vous fault bien premier paier le fruictier." Elle, qui estoit prinse et souprinse, vit bien que le refus n'estoit pas de saison, et fut contente que le [fruictier] fist ce que frere Aubry avoit laissié en train.
NOTES: [(Page & Nouvelle) 308-3, 46] Cette histoire inverse le topos plus courant qui voit un partenaire religieux se substituer à un partenaire profane, en passant ou non par un médiateur divin ou angélique.
SOURCE: Anonyme, Cent nouvelles nouvelles (Les). Droz, éd. Sweetser: Genève, 1966.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 103566 accreditee
CONTEXTE: Un Cordelier loge dans une auberge ou l'on faisait les noces de la fille de céans. Trouvant la mariée à son goût, il alla tenir la place du nouveau maryé, pendant que celui-cil s'amusait à danser avec la compaignie.
COTEXTE ET CITATION: Et, quant le soir fut venu et que les dances commencerent, le Cordelier, par une fenestre, regarda long temps la maryée, qu'il trouvoit fort belle et à son gré. Et, s'enquerant soingneusement aux chamberieres de la chambreelle debvoit coucher, trouva que c'estoit auprès de la syenne: dont il fut fort aise, faisant si bien le guet pour parvenir à son intention, qu'il veit desrober la mariée, que les vielles amenerent, comme ilz ont de coustume. Et, pource qu'il estoit de fort bonne heure, le marié ne voulut laisser la dance, mais y estoit tant affectionné, qu'il sembloit qu'il eut oblyé sa femme; ce que n'avoit pas faict le Cordelier, car, incontinant qu'il entendit que la maryée fut couchée, se despouilla de son habit gris, et s'en alla tenir la place de son mary; mais, de paour d'y estre trouvé, n'y arresta que bien peu; et s'en alla jusques au bout d'une alléeestoit son compaignon qui faisoit le guet pour luy, lequel luy feit signe que le marié dansoit encores. Le Cordelier, qui n'avoit pas achevé sa meschante concupiscence, s'en retourna encores coucher avecq la maryée jusques ad ce que son compaignon luy feit signe qu'il estoit temps de s'en aller.
NOTES: [(Page & nouv.) 315, 48]
SOURCE: Navarre (Marguerite de), Heptaméron. Flammarion: Paris, 1982.
CHERCHEUR/E: Bideaux M.
OCCURRENCE: 103820 accreditee
CONTEXTE: Des frères mineurs d'un couvent de Catalogne réussissent à obtenir les faveurs des épouses des environs grâce à un type de substitution. Leurs partenaires ne sont pas les frères eux-mêmes, mais ce qu'ils représentent de divin.
COTEXTE ET CITATION: Ils feirent entendre a toutes les femmes generalement de la ville qu'elles estoient tenues a Dieu de rendre la disme de tous leurs biens, " <CITATION>comme au seigneur de telle chose et telle ; et a nous vous devez rendre le disme du nombre des foiz que vous couchez charnellement avecques voz maris. ... Les pouvres simples femmes, qui mieulx cuidoient ces bons freres estre anges que hommes terriens, ne refuserent pas ce disme a paier CITATION>."
NOTES: [(Page & Nouvelle) P. 216.
SOURCE: Anonyme, Cent nouvelles nouvelles (Les). Droz, éd. Sweetser: Genève, 1966.
CHERCHEUR/E: Jeay M.