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REVELER_INCESTE
PHRASE:Une personne révèle un inceste.
OCCURRENCE: 102384 chantier
CONTEXTE: Sur son lit de mort Cretonia donne à son fils une lettre à n'ouvrir qu'après son décès. Dans cette lettre elle révèle que don Félix, son fils, a en fait épousé sa soeur, sans le savoir.
NOTES: [(Page) 237]
SOURCE: Anonyme, Désespoir amoureux (Le). Josué Steenhouwer, et al.: Amsterdam, 1715.(Édition ajoutée par SatorBase.)
CHERCHEUR/E: Baider F.
OCCURRENCE: 105144 accreditee
CONTEXTE: Le roi Arthur révèle publiquement son secret lorsqu'il apprend la trahison de son fils Mordret.
COTEXTE ET CITATION: "Ha! Mordret, or me fez tu connoistre que tu ies li serpenz que ge vi jadis eissir de mon ventre, qui ma terre ardoit et se prenoit a moi. Mes onques peres ne fist autretant de fill comme ge ferai de toi, car ge t'ocirrai a mes deus meins, ce sache touz li siecles, ne ja Dex ne vueille que tu muires d'autrui meins que des moies." Ceste parole oïrent pluseur haut home ; si s'en merveillierent moult, car il sorent veraiement par la parole que li rois ot dite que Mordrés estoit ses filz. Si s'en merveillierent, de tiex i ot, moult durement.

"Ah! Mordret, à présent tu me fais reconnaître que c'est toi le serpent que je vis jadis sortir de mon ventre, qui ravageait ma terre et s'en prenait à moi. Mais jamais un père n'a traité son fils comme je ferai de toi, car je te tuerai de mes deux mains, que tout le monde le sache, et qu'à Dieu jamais ne plaise que tu meures d'autres mains que les miennes." Ces paroles furent entendues de plusieurs nobles barons ; ils en furent fort surpris, car ils apprirent ainsi par ces propos du roi que Mordret était son fils. Certains même en furent stupéfaits.
NOTES: Page 211, section 164. Traduction de Marie-Louis Ollier, Paris, UGD, 10/18, 1992, p. 253, section 164.
Bien que, dans l'esprit du narrateur ou du lecteur, l'inceste soit sous-entendu, il me semble que cette occurrence est moins axée sur l'inceste que sur la révélation de l'identité ou du lien de parenté.
SOURCE: Anonyme, Mort le Roi Artu (La). 1220-40.(Édition ajoutée par SatorBase.)
CHERCHEUR/E: Dubost F., Rodriguez P.
OCCURRENCE: 105140 accreditee
CONTEXTE: Tout en lui donnant des conseils pour bien traiter les barons qui sont présents dans la plaine de Salisbury, Merlin annonce à mots couverts à Arthur qu'il s'entretuera avec son fils.
COTEXTE ET CITATION: Car li rois nest mie encore nes qui onques mais assamblast si bele compaignie ne ou il eust tant de preudommes ne de boins chevaliers ne iamais n'en aura tant en ceste place devant celui iour que li fils ochira le pere & li peres le fil & ce sera en ceste misme place & a celui ior demoura la terre de la grant bertaigne sans signors & sans hoir. Quant li rois Artus entendi la parole Merlin si li prie & requiert moult doucement qu'il li die une partie de ces coses plus clerement. & Merlin li dist quil ne li appartenoit mie a dire mais tant vous dirai iou que apres ceste iournee vendra li lions sans corone.

Car il n'est pas encore né le roi qui jamais assembla une si belle compagnie, dans laquelle il y eut tant d'hommes de valeur et de si bons chevaliers. Jamais il n'y en aura autant en cet endroit avant le jour où le fils tuera son père et le père son fils. Et ce sera en ce même endroit et ce jour-là, la terre de la grande Bretagne demeurera sans seigneur et sans héritier. Quand le roi Arthur entendit les paroles de Merlin, il le pria et lui demanda très doucement de lui dire les choses plus clairement. Merlin lui répondit qu'il ne lui appartenait pas de le faire, mais je vous dirai ceci, qu'après ce jour viendra le lion sans couronne.
NOTES: [(Page& Volume) 385, II]. Traduction de Françoise Denis.
La révélation de l'inceste est vraiment, bien que vague dans cette occurrence, est sous-entendue dans le malheur annoncé par Merlin.
SOURCE: Anonyme, Estoire de Merlin (L'). Sommer: New York, 1908.
CHERCHEUR/E: , Dubost F.
OCCURRENCE: 102372 accreditee
CONTEXTE: Charlemagne révèle son secret devant le cadavre de son neveu et fils.
COTEXTE ET CITATION: "Bels neps, yeu vos ac per lo mieu peccat gran
de ma seror e per mon falhimant
qu'ieu soy tos payres , tos oncles eyssamant,
e vos, car senher, mon nep e mon enfant."

Beau neveu, c'est par mon grand péché et ma faute que je vous ai eu de ma propre soeur, que je suis ton père et également ton oncle, et que vous, cher seigneur, êtes à la fois mon neveu et mon fils.
NOTES: Laisse 44, p. 336, v. 1624-1626. Traduction de Françoise Denis.
SOURCE: Anonyme, Ronsasvals. Gouiran, Lafont / UGE, 10/18: Paris, 1991.
CHERCHEUR/E: Dubost F., Rodriguez P.
OCCURRENCE: 102374 accreditee
CONTEXTE: Un ermite révèle à Mordret le secret de sa naissance à mots couverts, et lui prédit qu'il tuera son père. Furieux et incrédule, Mordret le tue. Lancelot qui l'accompagnait prend la lettre qui se trouvait dans la main de l'ermite et la lit en cachette de Mordret. La lettre dévoile le secret en termes clairs.
COTEXTE ET CITATION: "Certes, fait li prodons, no fist, ainz t'engendra uns autres rois qui mielz vaut et qui plus fist de toutes choses que cil ne fist que tu tiens a ton pere. [...] Si resgarde les lestres et voit qu'els disoient : "Os tu, Mordrez, par cui main je doi morir, saches vraiement que li rois Artus qui t'engendra en la fame le roi Loth d'Orcanie, ne fera mie mains de oit que tu as fet de moi."

"Oh non, dit le prudhomme. C'est un autre roi qui t'engendra, de plus grande valeur et qui a accompli plus d'exploits que celui que tu considères comme ton père. [...] "Déchiffrant l'écrit, il en lut le contenu : "Téméraire Mordret, de la main de qui je dois mourir, sache que le roi Arthur qui t'engendra dans la femme du roi Loth d'Orcanie ne te traitera pas avec moins de rigueur que tu m'as traité".
NOTES: Tome II, p. 332-334, chap. XCVI ; t. V, p. 221-223. Traduction d' Alexandre Micha, Paris, UGD, Collection 10/18, 1984.
SOURCE: Anonyme, Lancelot en prose. Genève: Droz, 1980.Edition A.Micha
CHERCHEUR/E: , Dubost F.
OCCURRENCE: 105142 accreditee
CONTEXTE: Merlin révèle à Arthur qu'il a commis un péché horrible en ayant commerce avec sa soeur.
COTEXTE ET CITATION: Artus, tu as fait si trés grant desloiauté que tu as geu carnelment a ta serour germainne que tes peres engenra et ta mere porta, si i as engenré un fil qui iert teuls conme Dieus set bien, car par lui verra moult de grant mal en terre.

Arthur, tu as commis un grand péché car tu as couché avec ta soeur, celle que ton père engendra et que ta mère porta. Ainsi, tu as engendré un fils qui sera tel, Dieu le sait, que par lui adviendront de grands malheurs dans le pays.
NOTES: Tome 1, p. 154. Traduction de Françoise Denis.
Voir aussi p. 156 où la même accusation est répétée.
SOURCE: Anonyme, Merlin-Huth. Paris et Ulrich / Didot (SATF): Paris, 1886.
CHERCHEUR/E: , Dubost F.