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GUERIR_PAR_MAGIE
PHRASE:Une personne est guérie par une opération qui fait intervenir la magie.
OCCURRENCE: 102320 accreditee
CONTEXTE: La suivante de la fée de Norison guérit de sa folie Yvain, le chevalier au lion grâce à un onguent magique.
COTEXTE ET CITATION: Et prent l'onguement, si l'en oint
Tant comme en la boiste en a point,
Car sa garison tant couvoite
Que de l'oindre par tout s'esploite ; […]
Tant le froia au caut soleil,
Les temples et trestout le cors,
Que du chervel l'en issi hors
La rage et le melancolie.

Elle prend l'onguent, et l'en enduit en utilisant tout le contenu de la boîte, car elle désire si ardemment sa guérison qu'elle s'empresse de l'enduire partout ;[...] E0lle le frotta tellement, au chaud soleil, sur les tempes et tout le reste du corps que la démence et la mélancholie lui sortirent du cerveau.
NOTES: Pp. 234-237, vv. 2991-3005
Ici, la blessure est morale, mais il y a tout de même guérison. Cette guérison permet à Yvain de combattre pour reconquérir son honneur et l'amour de Laudine après une période d'expiation, nu dans la forêt à vivre comme une bête.
SOURCE: Chrétien de Troyes, Le Chevalier au lion. Livre de poche, Lettres gothiques: Paris, 1994.Edition et traduction de David Hult
CHERCHEUR/E: Weil M.
OCCURRENCE: 305984 accreditee
CONTEXTE: Médée la magicienne donne des protections magiques à Jason parti à la conquête de la Toison d'or : une figurine pour le protéger, un onguent contre les brûlures et un anneau contre les enchantements.
COTEXTE ET CITATION: Après lui baille un oignement,
Ne sai cum fu faiz ne coment.
« D’ice, fait ele, seras oinz,
Quar de ce t’est graindre besoinz ;
Puis n’avras de fué dotance,
Qui a ton cors face nuisance ».
Puis elle lui donna un onguent, mais j’ignore comment il avait été fabriqué. « Tu t’oindras de ceci, continua-t-elle, dont tu auras encore bien plus besoin ; mais ainsi tu n’auras plus à craindre les brûlures du feu sur ton corps.
NOTES: P. 90, v. 1671-76.
SOURCE: BENOÎT DE SAINTE-MAURE, Le Roman de Troie. Paris: Lettres Gothiques, 1998.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305709 accreditee
CONTEXTE: Cet épisode prélude au topos de la guérison puisque l'étrange biche explique le processus à suivre en ces termes.
COTEXTE ET CITATION: "Ne par herbe, ne par racine,
Ne par mire, ne par poisun
N'avras tu james garisun
De la plaie k'as en la quisse,
De si ke cele te guarisse
Ki suffera pur tue amur
Issi grant peine e tel dolur
K'unkes femme taunt ne suffri,
E tu referas taunt pur li".

Ni herbe, ni racine, ni médecin, ni breuvage ne guériront jamais la plaie que tu as à la cuisse, jusqu'à ce que tu guérisse celle qui, par amour pour toi, endureras plus de peines et de douleurs que jamais femme ne souffrit. Et toi, tu souffriras autant pour elle.
NOTES: Guiguemar, GF 1994,p. 41, vv 110-118.
SOURCE: Marie de France, Guigemar. Paris: Lettres gothiques, 1990.Texte édité par Karl Warnke. Traduction par Laurence Harf-Lancner, Lettres gothiques, 1990
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305710 accreditee
CONTEXTE: Guigemar rencontre la dame destinée à être son amante et à la guérir. Il li fait le récit du sortilège dont il est la victime. A quoi succèdent les soins de la dame et de sa suivante.
COTEXTE ET CITATION: La dame en sa chambre le meine;
Desur le lit a la meschine
Triers un dossal ki pur cortine
Fu en la chambre apareillez,
La est li dameisels cuchez.
En bacins d'or ewe aporterent,
Sa plaie e sa quisse laverent;
A un bel drap de cheisil blanc
Li osterent untur le sanc;
Puis l'unt estreitement bend."

La dame le mène dans sa chambre, le couche sur le lit de la jeune fille derrière un panneau disposé dans la chambre en guise de courtine. Elles lui apportent de l'eau dans des bassins d'or, lavent la plaie sur la cuisse en essuyant tout autour le sang avec un beau tissuu de lin blanc; puis elles la pansent en serrant fort et entourent le jeune homme de soins attentifs. (p 53)
NOTES: Dans Guiguemar GF 1994, p. 50-51, v. 316-336.
SOURCE: Marie de France, Guigemar. Paris: Lettres gothiques, 1990.Texte édité par Karl Warnke. Traduction par Laurence Harf-Lancner, Lettres gothiques, 1990
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305711 accreditee
CONTEXTE: Un ermite donne à Perceval une lettre dont il n’arrive pas à lire les caractères mystérieux. Il s’agit d’un talisman qui guérit la folie. Il suffit de le poser sur la tête pour être guéri, mais il ne faut pas le porter dans des lieux mauvais.
COTEXTE ET CITATION: Vassal, dist il, soiez toz fis
Que ja ne serez desconfis
Par anemi ne decheüs,
Ne nus hom, tant soit desceüs
Ne fors du sens, s’il a le brief
Estendu par desor son chief,
Que tantost ne soit en son sens ;
Mais gardez que par nul assens
Ne soit portez en liu malvais.
NOTES: Page 9, v. 250-257.
Avec ce talisman, Perceval va guérir Agrevain et Sagremor qui ont perdu la raison au point de se battre l'un contre (p. 32, v. 1007-1028.
SOURCE: Gerbert de Montreuil, La continuation de Perceval. Paris: Champion, 1922.Édition de Mary Williams
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305906 accreditee
CONTEXTE: Perceval est guéri de ses blessures par un baume contenu dans les barillets qu'une vieille femme lui a donnés. Avec ce baume, elle ressuscitait les ennemis abbatus.
COTEXTE ET CITATION: Et dist Perchevaus : "Teus poisons
Ne donroie por tot le monde :
Elles m'ont fait et sain et monde
De mes plaies que je avoie."
NOTES: Tome I, page 181, v. 5886-5889.
SOURCE: Gerbert de Montreuil, La continuation de Perceval. Paris: Champion, 1922.Édition de Mary Williams
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305904 accreditee
CONTEXTE: Au château des Pucelles, Perceval est accueilli par la dame et les jeunes filles vêtues de blanc. La dame lui donne un onguent destiné à guérir ses éventuelles blessures.
COTEXTE ET CITATION: Mais en tel liu est assenez Que dusque a poi sera sanez,
Car la dame ot un oignement
Dont elle l'oint molt dolcement,
Lués furent ses plaies garies :
C'est l'onguement as trois Maries
Qui porterent Nostre Seignor.
NOTES: Tome I, page 98, v. 3159-3165.
On peut voir dans cette occurrence une variante christianisée de l'onguent magique de la fée.
SOURCE: Gerbert de Montreuil, La continuation de Perceval. Paris: Champion, 1922.Édition de Mary Williams
CHERCHEUR/E: Jeay M.