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ENLEVER_FEMME_DE_ENNEMI
PHRASE:Un personnage enlève la femme ou l'amante de son ennemi.
OCCURRENCE: 102210 chantier
CONTEXTE:
COTEXTE ET CITATION: "Un des principaux habitants avait une femme fort belle; son voisin en devint amoureux et l'enleva. Il s'émut une grande querelle, et, [...] ils convinrent de s'en remettre à la décision d'un Troglodyte qui, pendant que la République subsistait, avait eu quelque crédit."
Mais cet homme ne s'intéresse qu'à ses propres affaires, à labourer ses propres champs, et il les renvoie en leur disant de ne plus venir l'importuner.
"Le ravisseur, qui était le plus fort, jura qu'il mourrait plutôt que de rendre cette femme, et l'autre, pénétré de l'injustice de son voisin et de la dureté du juge, s'en retournait désespéré, lorsqu'il trouva dans son chemin une femme jeune et belle, qui revenait de la fontaine. Il n'avait plus de femme; celle-là lui plut, et elle lui plut bien davantage lorsqu'il apprit que c'était la femme de celui qu'il avait voulu prendre pour juge, et qui avait été si peu sensible à son malheur. Il l'enleva et l'emmena dans sa maison."
NOTES: [(Page & Lettre) 30, 11]
SOURCE: Montesquieu, Lettres persanes (Les). Garnier: Paris, 1960.
CHERCHEUR/E:
OCCURRENCE: 306000 accreditee
CONTEXTE: Pâris et les Troyens sont venus rechercher sa soeur Hésionne qui avait été enlevée pas les Grecs. Le refus de ce dernier de la leur restituer sera une des causes de la guerre de Troie.
COTEXTE ET CITATION: Une pucele en amenerent,
Quant Troie e le païs gasterent :
« Ante iert cestui, e suer lo rei,
Si la tient hon a grant beslei.
Querre la vient : se l’avïon,
Mout voluntiers l’en merrïon ;
S’el n’est rencue, estre porra
Que granz damages en sordra ».
[Castor et Pollux] avaient enlevé une jeune fille alors qu’ils ravageaient Troie et le pays alentour. « Cette jeune fille, ajoutèrent-ils, était la tante de ce jeune homme et la sœur du roi, et elle est retenue ici de manière tout à fiat indigne. Il vient la rechercher : si on nous la rendait, nous l’emmènerions bien volontiers ; sinon il pourra en résulter de bien grands maux ».
NOTES: P. 154, v. 4307-14.
SOURCE: BENOÎT DE SAINTE-MAURE, Le Roman de Troie. Paris: Lettres Gothiques, 1998.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 200193 accreditee
CONTEXTE: Pendant que Jehan lutte contre les gens du comte de Gloucester qui veulent l’empêcher de prendre le bateau avec Blonde, celle-ci fait l’objet d’une tentative d’enlèvement.
COTEXTE ET CITATION: Endementiers qu’ensi hustinent,
Li vint d’aus vers Blonde ceminent,
K’il virent seule enmi le plain.
Li uns le prist par le lorain
Et li autre par grant esfroi
Li chaçoient son palefroi.
Vers la vile en vont a esploit.
Quant ele saisie se voit,
Ainc mais ne fu si esbahie.
En haut cria: “Sainte Marie!
Amis, or m’avés vous perdue !”

Pendant le combat, vingt autres ennemis s’approchent de Blonde qu’ils voient toute seule au milieu de la plaine. L’un d’eux prit son cheval par la bride tandis qu’un autre effrayait le palefroi pour le chasser en avant et ils l’entraînent rapidement vers la ville. Se voyant ainsi prise, Blonde éprouve la plus grande peur de sa vie et s’écrie à haute voix :
Sainte Marie ! Mon ami, vous m’avez perdue !”
NOTES: P. 136, v. 4887-4298 ; trad. p. 84.
SOURCE: Philippe de Rémi, Jehan et Blonde. Champion: Paris, 1984.Edition Sylvie Lécuyer
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305592 accreditee
CONTEXTE: Méléagant qui retient prisonniers plusieurs chevaliers et dames de la cour d'Arthur vient enlever la reine. Il ne libèrera les prisonniers qu'à celui qui sera capable de la lui conquérir.
COTEXTE ET CITATION: La reïne au palefroi vient,
Qui n'estoit braidis ne tiranz,
Mate et dolante et sospiranz
monte la reïne, et si dist
An bas por ce qu'an ne l'oïst :
"Ha ! amis, se le seüssiez,
Ja, ce croi, ne me lessissiez
Sanz chalonge mener un pas !"

La reine vient au palefroi :
la bête n'était pas rétive, elle ne tirait pas non plus à la main.
Morne et triste, tout en soupirant,
la reine monte, et elle a dit
tout bas pour qu'on ne l'entendît :
"Ami, vous, si vous le saviez
jamais, j'en suis sûre, vous ne me laisseriez,
sans vous y opposer, emmener d'un seul pas !"
NOTES: P. 56-58, v. 204-211.
SOURCE: CHRÉTIEN DE TROYES, Le chevalier de la charrette. Paris: Livre de Poche. Lettres gothiques, 1992.Édition et traduction Charles Méla
CHERCHEUR/E: Jeay M.