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NATURE_PROCURER_CADRE_SENTIMENT_AMOUREUX
PHRASE:La nature est propice à la manifestation et/ou l'évocation du sentiment amoureux (locus amoenus).
OCCURRENCE: 305363 accreditee
CONTEXTE: St. Preux invité par Julie et M. de Wolmar à partager leur vie à Clarens, découvre le verger mystérieux qu’ils appellent l’Élysée, avatar évident du locus amoenus. Il s’agit en fait du bosquetJulie et St. Preux ont eu leur premier baiser (cf. t. I, p. 107 et 109), réaménagé pour en faire un lieu où la nature est maîtrisée.
COTEXTE ET CITATION: Ce lieu, quoique tout proche de la maison est tellement caché par l’allée couverte qui l’en sépare qu’on ne l’aperçoit de nulle part. […] Je me mis à parcourir avec extase ce verger ainsi métamorphosé.
NOTES: T. II, p. 87-89. La description se poursuit jusqu’à la page 96. P. 104-105, St. Preux retourne au verger pour y faire une promenade solitaire et p. 108-109 où M. de Wolmar de son projet d’inviter St. Preux à vivre avec eux.
SOURCE: Rousseau (Jean-Jacques), La Nouvelle Héloïse. Paris: Gallimard, 1993.Édition d\'Henri Coulet
OCCURRENCE: 305473 accreditee
CONTEXTE: Floire et Blanchefleur, élevés ensemble sont amoureux et aiment passer du temps dans le verger du père de Floire. Après l’école ils vont y écrire sur des tablettes de cire des vers d’amour.
COTEXTE ET CITATION: Un vergier a li peres Floire
u plantee est li mandegloire,
toutes les herbes et les flours
qui sont de diverses coulours.
Flouri i sont li arbrissel,
d’amors i cantent li oisel.
La vont li enfant deporter
cascun matin et por disner.
NOTES: P. 25, v. 243-250.
SOURCE: Anonyme, Floire et Blanchefleur. Jean-Luc Leclanche, Champion: Paris, 1980.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305487 accreditee
CONTEXTE: L’hôte de Floire à Babylone lui raconte comment chaque année le sultan fait trancher la tête de sa favorite et fait venir les autres jeunes filles dans le verger pour faire son choix pour l’année à venir.
COTEXTE ET CITATION: Or devés del vergier oïr,
por coi les fait illuec venir.
Li vergiers est et biax et grans,
nus n’est si biax ne si vaillans.
De l’une part est clos de mur
Tot paint a or et a asur,
et desus, encontre un cretel,
par devers destre a un oisel.
NOTES: P. 70, v. 1979-1986.
La très longue description qui suit du verger reprend fidèlement les motifs caractéristiques de la description du locus amoenus. L’épisode constitue une inversion du topos de la rencontre des amants dans un verger.
SOURCE: Anonyme, Floire et Blanchefleur. Jean-Luc Leclanche, Champion: Paris, 1980.
CHERCHEUR/E: Jeay M.
OCCURRENCE: 305510 accreditee
CONTEXTE: Blonde et Jehan sont en fuite pour vivre leur amour impossible à cause de la mésalliance qu’il représente pour la fille du comte d’Oxford.
COTEXTE ET CITATION: Toute jour baisent et acolent
Et doucement s’entreparolent ;
Avoec chou leur amour envoise
La verdure, la douce noise
Des mauvis et des roussignos
Et d’autres oissillons de bos,
Qui doucement en leur latin
Leur cantoient vespre et matin.
As vrais amans point n’anoioent,
En aus oïr se deduisoient.

Ils consacrent leurs journées en échangeant de tendres propos. La verdure, le doux murmure des grives, des rossignols et des autres oiseaux du bois qui doucement en leur latin leur chantaient vêpres et matines, rendaient leur amour plus charmant encore. Nos fidèles amants, loin de s’en fâcher, se distrayaient à les écouter.
NOTES: P 105, v. 3033-3042 ; trad. p. 69.
Intéressante variante de voir un locus amoenus dans le lieu de la sauvagerie, la forêt. Deuxième épisode semblable p. 117-119, v. 3548-3624.
SOURCE: Philippe de Rémi, Jehan et Blonde. Champion: Paris, 1984.Edition Sylvie Lécuyer
CHERCHEUR/E: Jeay M.