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DESORDRE_INCIPIT
PHRASE:Le texte commence par le récit d'un désordre.
OCCURRENCE: 101192 accreditee
CONTEXTE: Injustement accusé d'avoir enlevé Sophie, dom Carlos est emprisonné par l'ordre du vice-roi, parent de la famille de Sophie. Il s'échappe en compagnie d'autres prisonniers pour mener, désespéré, une vie de brigand.
COTEXTE ET CITATION: Après qu'on m'eut demandéétait Sophie, je demandai aussielle était, mes parties s'en irritèrent et me firent conduire en prison avec une extrême violence. [...] Enfin l'injustice, appuyée de la force, l'emporta sur l'innocence opprimée. Je fus averti que je serais bientôt jugé et que je le serais à mort. Je n'espérai pas que le ciel fît un miracle en ma faveur et je voulus donc hasarder ma délivrance par un coup de désespoir. Je me joignis à des bandouliers, prisonniers comme moi, et tous gens de résolution ; nous forçâmes les portes de notre prison et, favorisés de nos amis, nous eûmes plus tôt gagné les montagnes les plus proches de Valence que le vice-roi n'en put être averti.
NOTES: [(Partie & Page) II, ch.XIV, 245] La page dans : Classiques Garnier, 1973, p. 245.
SOURCE: Scarron, Roman comique (Le). Toussainct Quinet: Paris, 1651.
CHERCHEUR/E:
OCCURRENCE: 100052 accreditee
CONTEXTE: Dans le premier chapitre, l'arrivée de comédiens provoque un désordre.
COTEXTE ET CITATION: Pour parler plus humainement et plus intelligiblement, il était entre cinq et six quand une charrette entra dans les halles du Mans. Cette charrette était attelée de quatre boeufs fort maigres, conduits par une jument poulinière dont le poulain allait et venait à l'entour de la charrette comme un petit fou qu'il était. La charrette était pleine de coffres, de malles et de gros paquets de toiles peintes qui faisaient comme une pyramide au haut de laquelle paraissait une demoiselle habillée moitié ville, moitié campagne. Un jeune homme aussi pauvre d'habits que riche de mine, marchait à côté de la charrette. (...) La conversation finit par quelques coups de poing et jurements de Dieu que l'on entendit au devant de la charrette. C'était le valet du tripot qui avait battu le charretier sans dire gare, parce que ses boeufs et sa jument usaient trop librement d'un amas de foin qui était devant la porte.
Ou, dans Classiques Garnier, 1973, pp. 3 et 5.
NOTES: [(Partie Page) 65, 66-67] Le même passage est répertorié comme occurrence du topos "arrivée_provoquer_désordre".
SOURCE: Prévost (abbé), Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut. Garnier/Deloffre-Picard: Paris, 1990.
CHERCHEUR/E: Rodriguez P., Weil M.
OCCURRENCE: 100050 accreditee
CONTEXTE: L'arrivée du coche permet la rencontre entre des Grieux et Manon et toute la vie dissipée qui s'ensuit.
COTEXTE ET CITATION: La veille même de celui que je devais quitter cette ville, étant à me promener avec mon ami Tiberge, <CITATION>nous vîmes arriver le coche d'Arras, et nous le suivîmes jusqu'à l'hôtellerie où ces voitures descendent. Nous n'avions pas d'autre motif que la curiosité. Il en sortit quelques femmes, qui se retirèrent aussitôt. Mais il en resta une, fort jeune,CITATION> qui s'arrêta seule dans la cour, pendant qu'un homme d'âge avancé, qui paraissait lui servir de conducteur, s'empressait pour faire tirer son équipage des paniers. Elle me parut si charmante que moi, qui n'avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d'attention, moi, dis-je, dont tou le monde admirait la sagesse et la retenue, je me trouvai enflammé tout d'un coup jusqu'au transport. J'avais le défaut d'être excessivement timide et facile à déconcerter ; mais loin d'être arrêté par cette faiblesse, je m'avançai vers la maîtresse de mon coeur.
NOTES: [(Partie Page) 19] Voir p.39 GF
L'incipit concerne ici le récit dans le récit (l'histoire racontée par des Grieux), non pas le texte entier de "Manon". Par ailleurs il n'est pas évident qu'il s'agisse vraiment d'un désordre ici. Il y a par contre du désordre dans le "vrai" incipit (premiers mots du livre), mais il s'agit ici de l'arrivée des filles de joie en route pour l'Amérique, et de la rencontre de l'auteur implicite avec des Grieux : "Je fus surpris, en entrant dans ce bourg, d'y voir tous les habitants en alarme. Ils se précipitaient de leurs maisons pour courir en foule à la porte d'une mauvaise hôtellerie, devant laquelle étaient deux charriots couverts. Les chevaux, qui étaient encore attelés et qui paraissaient fumants de fatigue et de chaleur, marquaient que ces deux voitures ne faisaient qu'arriver. Je m'arrêtai un moment pour m'informer d'où venait le tumulte ; mais je tirai peu d'éclaircissement d'une populace curieuse, qui ne faisait nulle attention à mes demandes, et qui s'avançait toujours vers l'hôtellerie, en se pousant avec beaucoup de confusion." (Garnier/Deloffre-Picard, p.10)
SOURCE: Prévost (abbé), Histoire du Chevalier des Grieux et de Manon Lescaut. Garnier/Deloffre-Picard: Paris, 1990.
CHERCHEUR/E: Rodriguez P., Weil M.
OCCURRENCE: 100054 accreditee
CONTEXTE: Candide a été élevé dans le château de son oncle, le père de Cunégonde. Ce dernier trouve les deux jeunes gens en train de s'embrasser derrière un paravent et il chasse Candide.
COTEXTE ET CITATION: Chapitre premier : "Comment Candide fut élévé dans un beau château, et comment il fut chassé d'icelui."
Le lendemain, après le dîner, comme on sortait de table, Cunégonde et Candide se trouvèrent derrière un paravent ; Cunégonde laissa tomber son mouchoir, Candide le ramassa ; elle lui prit innocemment la main; le jeune homme baisa innocemment la main de la jeune demoiselle avec une vivacité, une sensibilité, une grâce toute particulière ; leurs bouches se rencontrèrent, leurs yeux s'enflammèrent, leurs genoux tremblèrent, leurs mains s'égarèrent. Monsieur le baron de Thunder-ten-tronckh passa auprès du paravent, et, en voyant cette cause et cet effet, chassa Candide du château à grands coups de pied dans le derrière ; Cunégonde s'évanouit : elle fut souffletée par madame la baronne dès qu'elle fut revenue à elle-même ; et tout fut consterné dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles.
NOTES: [(Page) Chap. premier]
SOURCE: Voltaire, Candide. Cramer: Genève, 1759.
CHERCHEUR/E: